vendredi 15 mai 2009

Entretien exclusif avec Marcel Desailly


De passage à Nantes en ce début de semaine, sa ville de coeur et bientôt sa ville de résidence, près de 20 après l'avoir quittée, Marcel DESAILLY, le parrain de Collect-If, s'est confié sur sa nouvelle vie, son engagement humanitaire et son retour dans la Cité des Ducs. Morceaux choisis...
Collect-If: Marcel, on a plaisir à te retrouver à Nantes. Ton emploi du temps est toujours aussi chargé semble-t-il?
Marcel Desailly: Je ne peux le nier. Je réside au Ghana, mais mes activités de consultant pour Canal Plus notamment me font venir en Europe très régulièrement. Je ne me plains pas, c'est une vie que j'apprécie même si la vie familiale reste ma première préoccupation.
C.I: On peut même rajouter ton investissement dans l'humanitaire. Tu es parrain de Collect-If, notre association que tu as accompagnée au Brésil en 2007 pour le lancement du projet "INTEGRAR ARTE E VIDA" (photo), mais tu interviens également beaucoup en Afrique.
M.D: Oui, je suis ambasadeur pour l'UNICEF et je collabore également au GHANA avec une fondation qui vient au secours des enfants touchés par le SIDA. La situation en Afrique est très préoccupante. En Europe, on parle de crise mondiale depuis moins d'un an, en Afrique, cela fait des décennies et des décennies que la situation sociale et économique est critique.
C.I:L'action de Collect-If se poursuit au Brésil. Les liens sont de plus en plus forts et ce sont près de 1200 enfants qui sont aujourd'hui pris en charge. Les enfants t'attendent avec impatience . Peut-on leur dire qu'ils te reverront bientôt?
M.D: Je ne suis allé qu'une fois au Brésil dans ma vie, c'était avec COLLECT-IF, et je dois vous dire que cela m'a marqué. La gentillesse des responsables de l'association brésilienne (NDLR: A.N.E) comme Marcelo reste dans ma mémoire. J'ai depuis souvent eu l'occasion de dire, que l'Afrique doit s'inspirer du modèle brésilien et je fais référence à ce que j'ai vu. Quant à savoir si je vais revenir, j'ai déjà fait savoir à l'A.N.E qu'effectivement j'y retournerai dès que je peux. On a une revanche à prendre sur une sélection brésilienne qui nous avait battus à Santos si je me souviens bien (rires). Plus sérieusement, le contact avec les enfants m'a vraiment touché. J'en profite pour adresser le bonjour à Marcelo et à tous les enfants.
C.I: Ce n'est plus un scoop, on sait que tu reviens à Nantes bientôt. Qu'est-ce qui motive ce retour?
M.D: J'ai eu la chance de résider dans des villes merveilleuses comme MILAN ou LONDRES ou même PARIS. Mes racines africaines sont fortes également. Pourtant, NANTES reste ma ville. Quand j'y reviens, ce sont des émotions fortes que je ressens. Ma femme est nantaise également et je voulais que mes enfants y résident. Vous savez, mon enfance nantaise fut extraordinaire. Quand je retourne dans le quartier Procé, je le mesure pleinement.
C.I: Marcel, on peut donc dire que c'est également une chance pour COLLECT-IF de voir son parrain se rapprocher de la sorte. Tu seras certainement fortement sollicité.
M.D: Ce n'est pas un problème. Si les projets sont aussi porteurs, vous pouvez compter sur moi.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

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